Précautions à prendre pour les animaux

Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent dans un premier temps en une mise en quarantaine des foyers animaux touchés par le virus aviaire. Ensuite, il faut procéder à leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés au virus.

Afin d’éviter une contamination de ferme à ferme, il est nécessaire d’appliquer rigoureusement des procédures de décontamination du matériel utilisé dans ces fermes (vêtements, voitures...).

Une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, s’est tenue en juillet 2005 afin de statuer sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus.

Les principales recommandations insistaient sur la nécessité :
-  d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant notamment tout contact entre les volailles et les porcs ;
-  de mener de larges campagnes de vaccination sur ces animaux dans les zones à haut risque de transmission ;
-  d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités en prévoyant un dédommagement adéquat pour le préjudice financier subi en cas d’abattage.
Comment éviter les contacts avec les oiseaux sauvages migrateurs ?

Compte tenu de l’évolution de la situation internationale, la Commission européenne, par décision adoptée le 20 octobre 2005, a demandé à tous les Etats membres de prendre des mesures de confinement des volailles ou la mise en oeuvre de mesures à effet équivalent :

-  Ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l’extérieur, car la distribution d’aliments peut attirer des oiseaux sauvages. La distribution d’aliment à l’intérieur minimise la promiscuité entre oiseaux sauvages et domestiques et restreint le risque (estimé très faible par l’AFSSA) de passage de virus entre les espèces sauvages et domestiques.
-  Eviter d’utiliser de l’eau en provenance de points d’eau à l’air libre et servant au nettoyage et à l’abreuvage des volailles, car la survie du virus dans les eaux douces de surface peut être de plusieurs semaines. Les filets de sécurité ne peuvent être considérés comme totalement efficaces, car ils peuvent aussi servir de perchoir à la faune sauvage facilitant la retombée de fientes sur les parcours des oiseaux domestiques.

Comment limiter les risques de contamination ?

Les recommandations européennes faites au mois d’août dernier ont été très largement diffusées auprès des éleveurs et de leurs organisations. Leur mise en application a été évaluée et la grande majorité des éleveurs les mettent en oeuvre.

Un guide de bonnes pratiques sanitaires a été mis au point pour la filière canards, de même que pour les autres filières de volaille.